Avantages externes de l’UEM

juillet 12, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde, UEM 

Grâce à une forte intégration économique et monétaire, l’euro peut acquérir un statut de monnaie internationale et concurrencer le dollar.

1) L’euro peut devenir une monnaie de compte et de paiement au niveau international. Si les échanges intercommunautaires  se font en euro, alors les entreprises de l’UEM bénéficieront de réduction de coût. … Lire la suite.

Les avantages internes de l’UEM

juillet 2, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde, UEM 

A.  Avantages internes de l’UEM :

1) Les coûts de transaction liés à la conversion des monnaies sont éliminés (les frais de gestion des monnaies).

2) Suppression du risque  de change entre les pays membres de la zone euro puisqu’il n’y a qu’une seule monnaie ce qui facilite les échanges dans la zone euro.

Avant l’euro, les taux de change pouvaient fluctuer … Lire la suite.

17 pays membres de la zone euro sur 27 pays membres de l’UE

juin 15, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde 

L’euro étant la monnaie commune aux 17 pays membres de la zone, il n’est dès lors nul besoin de défendre la monnaie qui est la même à l’intérieur de la zone. … Lire la suite.

La BCE à la tête de la politique monétaire

juin 15, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde 

Il n’existe qu’une seule politique monétaire au sein de la zone euro, elle est conduite par la Banque Centrale Européenne dans le cadre du Système Européen de Banques Centrales (SEBC). … Lire la suite.

L’UEM : le stade ultime de la construction européenne ?

juin 11, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde, UEM, Union Européenne 

1. Les principales étapes du passage à la monnaie unique

  • 1972 : Mise en  place du Serpent Monétaire Européen qui réduit les marges de fluctuation des monnaies européennes.
  • 1979 : le Système monétaire Européen (SME) entre en vigueur
  • 1994 : L’Institut monétaire européen est mis en place, il précède la future BCE
  • 1er janvier 1999 : L’euro devient une monnaie utilisée pour la comptabilité des entreprises et des administrations (fixation des taux de change irrévocables). La BCE entre en fonction
  • 1er janvier 2002 : mise en circulation de l’euro

17 pays font aujourd’hui partie de la zone euro.
… Lire la suite.

Politiques communes de l’UE

juin 3, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde, Union Européenne 

L’édification d’un tel marché va très vite avoir besoin d’un encadrement institutionnel commun à tous les pays. L’unification des normes et des réglementations notamment au niveau des produits, de la concurrence semble nécessaire. Si les pays mettent en place des politiques économiques divergentes, cela peut être source d’effets pervers avec le passager clandestin.

Il faut donc coordonner les politiques au niveau industriel, de l’enseignement supérieur, du développement régional.

Exemples : … Lire la suite.

La place de l’Europe dans le commerce mondial

mai 30, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde, Union Européenne 

En 2011, l’UE est de loin la 1ère puissance commerciale au monde (échanges de marchandises et de services).
L’UE a développé les échanges internationaux même si le commerce intra-européen domine dans les échanges des pays membres.
L’UE est en 1ère position pour les exportations de services, loin devant les États-Unis, ce qui n’est pas négligeable dans un monde où le secteur tertiaire tient une place éminente.
15 % des exportations mondiales, 17 % des importations en 2011 (ensuite vient la Chine avec 14% des X puis les EU avec 11% des exportations mondiales).

- Sa position relative est toutefois en recul sur le long terme puisqu’en 2000 elle réalisait 17,5 % des exportations et 19,3 % des importations. On comparera cette évolution à celle de la Chine hors Hong Kong qui, pendant la même période, est passée:
•de 5,6 % à 13,4 % des exportations
•4,7 % à 10,6 % des importations

- Placée au cœur des flux financiers, l’UE émet et accueille le plus d’IDE même si la crise à réduit cette attractivité.
IDE entrant (accueil) : 36% des IDE sont accueillis dans l’UE et 43 % d’IDE sortent de l’UE en 2011.

Régionalisation de l’économie mondiale

mai 22, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde, Union Européenne 

Création ou détournement de trafic ?

L’union douanière modifie les courants d’échanges internationaux en créant des liens privilégiés entre certains partenaires. Ces modifications sont analysées en distinguant des effets de création d’échanges, des effets de détournement d’échanges. Les effets de création représentent une amélioration de l’allocation des ressources : ils correspondent à l’élargissement d’un marché qui se crée du fait de la disparition des barrières douanières et bénéficie encore davantage d’une monnaie unique qui supprime les coûts de transaction. Il en résulte une augmentation des échanges entre les Etats membres. Il doit finalement conduire à des gains d’efficacité : les fournisseurs nationaux de chacun des pays membres de l’union douanière dont les coûts de production sont internationalement les plus bas développent leurs exportations à l’intérieur de la zone et éliminent du marché les producteurs les moins efficaces.  Prenons l’exemple de l’Espagne et du Portugal qui, avant leur rentrée dans la CEE en 1986 se fournissaient en blé auprès des Etats-Unis. A partir de leur intégration, elles vont bénéficier du tarif avantageux offert aux Etats membres de la CEE et vont dorénavant s’approvisionner en blé européen.

Les effets de détournement représentent, au contraire, une détérioration de cette allocation. Ils concernent en effet une création de trafic qui n’est pas optimale mais due à l’existence de subventions permettant l’établissement de prix attractifs pour les pays membres ou, au contraire de droits de douane pénalisant les produits non membres. Le Portugal et l’Espagne vont pouvoir bénéficier d’un tarif commun sur le blé mais cependant moins attractif que celui qui existe sur le marché mondial sans l’application du tarif extérieur commun. Ce second effet indique que des fournisseurs pourtant moins efficaces appartenant à l’union douanière sont préférés aux fournisseurs efficaces qui sont hors de l’union douanière. Leurs ventes renchéries par le tarif extérieur commun vont diminuer.

Si les pays membres de l’union sont de grands pays susceptibles d’influencer les prix internationaux, ou si des pays se groupent en zones suffisamment importantes pour influencer ces prix, la protection sur certains produits peut avoir pour résultat d’améliorer les termes de l’échange pour les pays de l’union. C’est le cas, par exemple, pour un certain nombre de produits importés par la CEE, notamment des produits protégés par la politique agricole commune : leur protection engendre une augmentation de la production européenne qui peut peser sur les prix internationaux et rendre ainsi moins chères qu’auparavant les importations résiduelles de la CEE en provenance du reste du monde. Au résultat précédent pourra alors s’ajouter un gain des termes de l’échange. Mais, il existe une menace concernant l’instauration de droits de douane importants vis-à-vis des pays non membres.

La régionalisation de l’économie bénéficie au commerce mondial lorsque les effets de création l’emportent sur les effets de détournement de commerce. Ainsi, lorsque le nombre de blocs est grand, un pays a une forte probabilité de faire partie d’un bloc régional et donc beaucoup de pays bénéficient des effets de création de commerce.

En ce qui concerne l’évaluation des effets de l’union douanière, les tests empiriques montrent généralement que les effets de création de trafic ont été supérieurs à ceux de détournement dans la Communauté. Par conséquent, la mise en place de la CEE a été profitable pour l’ensemble des pays de l’union douanière.

Le commerce intracommunautaire de marchandises a fortement augmenté entre 1958 et 2010. Pour autant, la progression n’a pas été constante. Elle a été plus lente dans les années 1970, et s’est accélérée avec la mise en place du marché unique dans les années 1980. S’ajoute à cela un effet mécanique d’accroissement des échanges, dû aux élargissements successifs (on peut remarquer que les échanges croissent par paliers, et que ces paliers correspondent au moment où de nouveaux pays sont entrés dans l’Union). En 2010, 67 % des exportations des pays de l’Union européenne étaient intracommunautaire ainsi que 65 % des importations.

Les bénéfices de l’intégration des marchés

mai 14, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde, Union Européenne 

L’intégration par le marché repose sur l’analyse traditionnelle du gain à l’échange et de l’allocation optimale des facteurs. En ouvrant leurs marchés à la libre circulation des biens et des services, les Etats membres espèrent une intensification de la concurrence et une logique de spécialisation, pouvant également conduire à des gains de productivité, des économies d’échelle et donc à une croissance plus dynamique. En laissant circuler librement les facteurs de production, ils espèrent une meilleure allocation des facteurs de production (travail et capital) et donc, là encore, une croissance plus dynamique grâce à des incitations marchandes plus vives.

 

  L’Europe : une puissance de premier plan

L’UE représente un pôle économique de première importance avec un PIB supérieur à celui des Etats-Unis : avec un PIB de 12 500 milliards d’euros, l’UE représente, en 2011, 25 % du PIB mondial

(41 200 milliards d’euros) contre 21 % pour les États-Unis, 8 % pour le Japon et 10 % pour la Chine.

 

     Les avantages du  marché commun

D’abord appuyé sans réserve par les Etats-Unis dans le cadre du plan Marshall, le redressement économique de l’Europe, au fil des Trente Glorieuses, va se révéler spectaculaire. Quant à l’objectif de stimuler la croissance et la compétitivité européennes, il repose sur des arguments déjà rencontrés, puisqu’il s’agit là des arguments traditionnellement mobilisés pour montrer en quoi le libre-échange, et l’ouverture internationale qui l’accompagnent, peuvent être source de croissance, à savoir :

  1. Le fait d’avoir recours aux producteurs les plus compétitifs, où qu’ils se trouvent. Mais aussi d’empêcher les situations de monopoles et ainsi de diminuer les prix.
  2. Le marché unique a pour effet de diminuer les coûts de revient des entreprises en faisant disparaitre les droits de douane, en homogénéisant les réglementations et les normes (il y a diminution des coûts de transaction) ce qui diminue le prix de marché.
  3. Le marché unique limite les risques d’inflation par la demande. En augmentant l’offre à prix de marché exprimé dans une même unité, il diminue les tensions concernant les capacités de production
  4. L’abaissement des coûts moyens de production apparait comme étant le résultat de l’extension des marchés et de la réalisation d’économies ou de rendements d’échelles qui pousse à moyen terme à la  constitution d’entreprises de grandes tailles.
  5. Les vertus de l’intensification de la concurrence, qui pousse les firmes à chercher à accroître leur niveau de compétitivité, par la recherche en particulier de gains de productivité ou d’autres sources d’économies. Les entreprises réduisent leurs marges et réorganisent leur appareil productif de manière plus efficace.
  6. Spécialisation et élargissement de la gamme de produits : B. Belassa montre ainsi que la mise en place de l’Union douanière par l’Europe des six s’est accompagnée d’un essor de la spécialisation de l’appareil productif. Il en résulta un élargissement de la gamme de produits qui profita à la satisfaction des consommateurs et permit l’extension des marchés. Cette période coïncide avec le développement d’un commerce intra-branche. L’élargissement du Marché commun à des pays à niveaux de développement différents et/ou à dotations factorielles différentes va contribuer au développement d’un commerce interbranches qui s’accompagnera d’importantes réallocations de ressources dans l’espace régional.

Intégration régionale de l’UE

mai 11, 2013 by · Commentaires fermés
Filed under: L'europe dans le monde, Union Européenne 

Citons la définition de François Perroux (L’économie du XXe siècle) : « L’acte d’intégrer rassemble des éléments pour former un tout, ou bien il augmente la cohérence d’un tout déjà existant »

L’économiste hongrois Bela Balassa a proposé en 1961 un schéma d’intégration régionale. On entend par intégration régionale un mouvement de rapprochement économique, politique et/ou social engageant différents pays partenaires. On peut décrire les différents niveaux d’intégration de la manière suivante :

L’intégration régionale peut prendre plusieurs formes, allant de la simple zone de libre-échange à la constitution d’une union politique, en passant l’union douanière ou l’élaboration d’un marché commun.

  • Union économique : Marché commun + politique économique commune
  • Marché commun : Union douanière + Libre circulation des capitaux et des personnes
  • Union douanière : Zone de libre-échange
  • +Tarif douanier commun vis-à-vis des pays tiers
  • Zone de libre-échange :
  • Les pays membres éliminent entre eux les obstacles aux échanges de biens (droits de douane…)
  • Union douanière : suppression des barrières douanières et instauration d’un tarif extérieur commun
  • Zone de libre-échange : suppression des barrières douanières entre les pays membres
  • Union économique et monétaire : union économique plus mise en place d’une monnaie unique

Toutes les étapes successives franchies par les pays membres de l’UE correspondent aux étapes décrites par Béla Balassa : zone de libre-échange (traité de Rome, 1957), union douanière, marché commun (acte unique européen, 1986), union économique, union économique et monétaire (mise en place de l’euro, 1999). Même si la construction européenne n’est pas exactement calquée sur le schéma d’intégration économique proposé par Balassa, toutes les étapes qu’il décrit ont été franchies par les pays membres de l’UE, pour en faire un exemple et la zone d’intégration régionale la plus aboutie jusqu’à aujourd’hui.

Mondialisation et régionalisation peuvent donc apparaître, à certains égards, comme contradictoires. Tel n’est pas nécessairement le cas cependant. Ainsi, le degré d’ouverture croissant des économies rend possible l’essor simultané des échanges intra et extrarégionaux ; de même le surcroît de dynamisme économique attendu de tels processus d’intégration régionale est-il susceptible de compenser les pertes, pour les pays tiers, auxquelles toute intégration régionale semble initialement devoir conduire, du fait de l’intensification des échanges entre pays partenaires (« détournements de trafic »). Au demeurant, la constitution de blocs régionaux a été reconnue, dans le cadre des accords du GATT puis de l’OMC, comme une démarche légitime dès lors que de telles initiatives ne s’accompagnent pas de mesures visant à pénaliser les pays tiers (les accords régionaux sont d’ailleurs considérés comme des cas d’exceptions légitimes aux grands principes fondateurs du GATT ou de l’OMC). De fait, les mouvements d’intégration régionale n’ont pas été généralement conçus comme des tentatives visant à établir un protectionnisme à l’égard des pays tiers, mais plutôt comme des projets témoignant la volonté, pour différents Etats partenaires, d’aller plus loin sur la voie du libre-échange. Cet objectif s’avère être d’ailleurs, parfois, une étape préalable dans le cadre d’un processus d’intégration plus ambitieux.

Au rang des projets d’intégration régionale les plus modestes, on peut citer ici l’AELE (Association Européenne de Libre-Echange, regroupant aujourd’hui quelques pays européens n’ayant toujours pas adhéré à l’UE : Islande, Lichtenstein, Norvège, Suisse), l’ALENA (Accord de Libre-Echange Nord-Américain, impliquant le Canada, les EU et le Mexique), le Mercosur (« Mercado comun del sur », regroupant l’ Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay) ou encore l’ ANSEA (Association des Nations du Sud-Est Asiatique, rassemblant la Birmanie, le Brunei, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Viêt-Nam). Plus récemment, c’est en faisant référence à la construction européenne que le président du Brésil, Lula da Silva, proposait dès 2003 un projet d’intégration latino américaine qui devait déboucher sur une monnaie commune, une citoyenneté commune et un parlement commun. Cela a conduit à l’entrée en vigueur de l’Union des nations sud américaines en mars 2011.

Cependant, si l’on doit évoquer un projet ambitieux, la construction européenne s’impose incontestablement à l’esprit.

« Page précédentePage suivante »